Puzzle / The selective memory

In ancient Greece, Ptolemy thought that the eyes were throwing light to the object, and not the contrary. Although science has moved past this interpretation, I am fascinated by the discrepancy between our sensorial perception and the interpretation we make of it. This discrepancy is underlined by surrealist paintings and optical illusions, which inspire me.

Photography enables me to play with the ambiguity of perception.

In my work, I'm trying to concentrate on shapes as thoughts: how geometrically, our eyes choose to see an object.

While framing, we sometimes unconsciously decide what should be in and out of the frame. The camera works like the human eye, but in that particular moment that is framing, the camera acts more like selective memory.

In « The Memoirs of a Saint » Magritte was representing the blue sky of day surrounded by curtains, themselves surrounded by night. In this project, I'm trying to use negative space as a filling substance to isolate light.

Puzzle / La mémoire sélective

Dans l’Antiquité, Ptolémée pensait que les yeux éclairaient l'objet, et non l’inverse.

Fascinée par le décalage entre notre perception sensorielle et l'interprétation que nous en faisons, les peintures surréalistes et les illusions d’optique m’inspirent.

La photographie me permet de jouer avec cette ambiguïté:

dans mon travail, j'essaie de me concentrer sur les formes en tant que pensées: comment nos yeux choisissent géométriquement de voir un objet.

Tout en cadrant, nous décidons parfois inconsciemment de ce qui devrait être dans et hors du cadre. L’appareil fonctionne comme l'œil humain, mais à ce moment précis, il agit comme la mémoire sélective.

Dans «Les Mémoires d'un saint», Magritte représentait le ciel du jour entouré de rideaux, eux-mêmes entourés de nuit. Dans ce projet, j'essaie d'utiliser l’espace négatif comme remplissage pour isoler la lumière.